Burkina Faso | le retour annoncé de la peine capitale

 



Le gouvernement burkinabè a adopté un projet de loi visant à rétablir la peine de mort pour certains crimes graves. Cette décision, annoncée le 4 décembre 2025, marque un tournant sécuritaire dans un pays confronté à une insécurité persistante. Le texte attend désormais l’approbation de l’Assemblée législative de transition.


Le projet de code pénal prévoit l’application de la peine capitale pour des infractions telles que la haute trahison, les actes de terrorisme et l’espionnage. Selon le ministre de la Justice, Édasso Rodrigue Bayala, cette mesure répond à une demande populaire et vise à renforcer l’autorité de l’État face aux menaces.


Depuis plusieurs années, le Burkina Faso est confronté à une montée de la violence armée, notamment dans les régions du nord et de l’est. Le gouvernement de transition, dirigé par le capitaine Ibrahim Traoré, multiplie les réformes pour restaurer l’ordre et la souveraineté sur l’ensemble du territoire.


La décision de réintroduire la peine de mort suscite des réactions contrastées. Si certains y voient un outil de dissuasion nécessaire, d’autres, notamment les défenseurs des droits humains, dénoncent un recul. Ils rappellent que le pays n’a procédé à aucune exécution depuis 1988, malgré la peine existante à l’époque.


L’avenir de cette réforme dépendra du vote des députés de la transition. En cas d’adoption, le Burkina Faso rejoindrait les pays africains ayant réactivé la peine capitale. Une décision lourde de conséquences, à la croisée des chemins entre justice, sécurité et respect des droits fondamentaux.


Mahamat Abdelbanat Kourma

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