Autonomisation féminine | des formations pour transformer la vulnérabilité en opportunité
Le projet SWEDD+, à travers le consortium AJRPS-BADIA, a lancé le 19 janvier 2026 à Am-Timan une double formation, l’une en entrepreneuriat, leadership et compétences de vie destinée aux filles déscolarisées, et l’autre sur le montage de projets ainsi que les démarches de recherche de financements pour leur mise en œuvre. La cérémonie de lancement a été présidée par le Sous-préfet d’Am-Timan rurale, Haroun Egrey Erdi, représentant le Préfet.
Le « Projet pour l’Autonomisation des Femmes et le Dividende Démographique en Afrique Subsaharienne Plus (SWEDD+) » est une initiative portée par 12 présidents africains. Au Tchad, il intervient dans 17 provinces qui sont : Lac, Hadjer Lamis, Kanem, Salamat, Batha, Wadi Fira, Sud Borkou, Ennedi Est, Mayo-Kebbi Est, Mayo-Kebbi Ouest, Tandjilé, Chari Baguirmi, Bahr El-Gazel, Ouaddaï, Ennedi Ouest, Guera et Mandoul.
Selon Mahamat Koussou, Coordonnateur national du consortium AJRPS-BADIA/SWEDD+, cette formation vise à briser le cycle vicieux de la vulnérabilité qui enferme les jeunes filles et à catalyser leur insertion socio-professionnelle, ouvrant une voie tangible vers un avenir plus digne et autonome. Il ajoute que le projet répond à la nécessité de renforcer l’autonomie économique des femmes et de valoriser les ressources locales dans le Salamat.
Lançant les travaux, le Sous-préfet Haroun Egrey Erdi a déclaré : « La province du Salamat, joyau culturel et naturel du sud-est tchadien, se débat pourtant avec des défis humanitaires et de développement considérables. Au cœur de ces vulnérabilités réside la fragilité des jeunes filles. Un taux de déscolarisation alarmant les enferme dans des rôles traditionnels, étouffant leur potentiel et perpétuant des inégalités de genre profondément enracinées. »
Il a ajouté : « Le quotidien est également miné par les inondations récurrentes, le manque d’accès à l’eau potable, les urgences sanitaires et les déplacements de population, qui affaiblissent un tissu socio-économique déjà précaire. Dans cette atmosphère de vulnérabilité, les jeunes filles déscolarisées sont tragiquement exposées aux mariages et grossesses précoces, ainsi qu’à une dépendance économique qui anéantit leurs horizons. Leur bien-être individuel est compromis, et le développement de la communauté tout entière est freiné. »
Pour finir, il a exhorté les participantes à s’engager pleinement dans la formation dispensée afin d’acquérir le maximum de connaissances et de les mettre en valeur au profit de la province du Salamat.
La rédaction

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