Le CLAC d'Am-Timan face au smartphone : les jeunes désertent-ils la lecture ?
Sous un ciel couvert de lourds nuages et une humidité ambiante, ce vendredi du mois de juillet, à 9 heures du matin nous faisons notre entrée dans la vaste cour du Centre de Lecture et d'Animation Culturelle (CLAC) d'Am-Timan. La bibliothèque est bien arrangée, les livres soigneusement rangés dans les rayons mais aucun lecteur en vue. L'animateur principal nous informe que le vendredi, les lecteurs se font rares. Créés en 1985-1986 par l'Organisation Internationale de la Francophonie (OIF), les CLAC forment aujourd'hui un réseau de plus de 300 centres dans une vingtaine de pays francophones, dont le Tchad depuis 1998. Chaque CLAC associe une bibliothèque d'environ 3 000 ouvrages et une salle polyvalente, au service de communautés de 5 000 à 30 000 habitants. Leur mission dépasse la lecture. Ils jouent le rôle de espaces communautaires partagés, entre éducation non formelle, cohésion sociale et valorisation culturelle. Des chiffres en hausse, mais un objectif l...