Ngonba | quand le cimetière devient symbole d’une crise d’assainissement
Le cimetière de Ngonba à N'Djamena, censé incarner le respect et la mémoire des disparus, se transforme en miroir d’une crise sanitaire profonde. Lieu sacré pour les familles, il est aujourd’hui envahi par des pratiques indignes notamment défécation à ciel ouvert, odeurs insupportables et absence totale d’entretien.
Le cimetière est livré à lui-même. Les riverains, faute de latrines privées et de sanitaires publics, se retrouvent contraints d’utiliser cet espace comme solution de dernier recours. Ce n’est pas seulement un problème de civisme, mais bien une conséquence directe du manque d’infrastructures de base.
Un danger pour la santé publique
En saison des pluies, les eaux stagnantes favorisent la propagation de maladies hydriques. Les familles qui viennent se recueillir auprès de leurs proches doivent affronter un environnement insalubre, exposant toute la communauté à des risques sanitaires majeurs.
Malgré l’urgence, aucune mesure concrète n’a été annoncée par les autorités municipales. Les habitants réclament la sécurisation du site et entretien régulier. Pour eux, il ne s’agit pas seulement de protéger un cimetière, mais de défendre la dignité humaine.
Un symbole d’abandon
La dégradation du cimetière de Ngonba dépasse la question des morts. Ce lieu sacré, transformé en dépotoir, interroge sur la responsabilité collective et sur la nécessité urgente de repenser l’assainissement urbain à N’Djamena.
Geg rep

Commentaires
Enregistrer un commentaire
Votre contribution est précieuse.
Nous vous invitons à laisser un commentaire pour exprimer votre point de vue. Toute participation respectueuse est la bienvenue !