Examens blancs 2026 | le réseau catholique tchadien avance, mais le vrai test reste à venir

 


Sur près de 7 000 candidats engagés dans les examens blancs organisés par le Réseau d'Enseignement catholique du Tchad, moins d'un sur trois a décroché l'admissibilité. Un résultat en légère progression par rapport à l'année passée, qui dit autant sur les efforts accomplis que sur le travail qui reste à faire avant les épreuves officielles.


Ce n'est pas encore la victoire, mais ce n'est pas non plus la déroute. Fin du premier trimestre 2026, les résultats des examens blancs organisés par le Réseau d'Enseignement catholique du Tchad sont tombés, et ils méritent qu'on s'y attarde avec lucidité, sans triomphalisme, mais sans désespoir non plus.


Sur les 7 092 candidats inscrits au Brevet d'Études Fondamentales (BEF) et au Baccalauréat (BAC), 6 779 ont effectivement composé à travers l'ensemble du territoire national. Parmi eux, 1 811 ont été déclarés admis, ce qui représente un taux de réussite global de 28,71 %. Un chiffre qui peut sembler faible au premier regard. Mais derrière ce pourcentage, il y a des élèves qui ont bûché, des enseignants qui se sont mobilisés, et une institution qui a fait le choix courageux de se mesurer à elle-même avant l'heure officielle.


Au niveau du BEF, 873 candidats sur 4 400 ont franchi la ligne, soit 19,84 %, contre 18,48 % l'année précédente. Pour le BAC, 938 élèves sur 2 379 ont réussi, atteignant 39,43 %, contre 38,81 % lors de la session précédente. Dans les deux cas, la progression est là. Modeste, certes, mais réelle. Et dans un système éducatif qui affronte des défis structurels profonds, chaque point gagné compte.


Le classement interne révèle, sans grande surprise, la domination du Diocèse de N'Djaména, qui affiche 36,31 % au BEF et 62,79 % au BAC, pour un taux général de 46 %, premier rang toutes séries confondues. Il est suivi du Diocèse de Doba, avec 39,51 %. Dans les établissements eux-mêmes, ce sont le Lycée du Sacré-Cœur et le Lycée Espérance de Walia, tous deux dans la capitale, qui ont enregistré les meilleures performances. Des écoles qui ont visiblement su créer les conditions d'un travail sérieux et soutenu.


Mais au-delà des chiffres et des classements, ce qui importe peut-être davantage, c'est la raison d'être de cet exercice. Ces examens blancs ne sont pas organisés pour distribuer des lauriers ou infliger des humiliations. Ils sont là pour voir, pour comprendre, pour corriger. Identifier les matières où les élèves décrochent, les classes où l'encadrement doit être renforcé, les diocèses où les ressources manquent. C'est un outil de pilotage autant qu'un outil pédagogique.


Il reste à présent quelques semaines précieuses et décisives avant que les candidats ne se retrouvent face aux jurys officiels. Pour les 4 968 élèves non admis lors de ces épreuves blanches, le message est clair : le travail de remédiation commence maintenant. Pour les 1 811 qui ont réussi, il ne faut surtout pas relâcher l'effort, un examen blanc admis n'est pas un diplôme en poche. Et pour toute la communauté éducative catholique du Tchad (enseignants, directeurs, parents, diocèses) ces résultats sont une boussole, pas un verdict. La vraie saison des examens, elle, commence maintenant.


Geg rep 

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