CAFAG | l'État retire l'autorisation de l'association, que deviennent ses « grades » ?
Par un arrêté du 6 octobre, le ministère de l'Administration du Territoire annule l'autorisation accordée en avril au Conseil africain franco-arabe pour les grades. Selon le texte, l'association n'avait pas le droit de décerner des titres universitaires.
Six mois après avoir reçu son autorisation de fonctionner, le Conseil africain franco-arabe pour les grades (CAFAG) la perd. Le vice-Premier ministre chargé de l'Administration du Territoire a signé le 6 octobre un arrêté qui l'annule. L'autorisation datait du 9 avril 2026.
Le ministère reproche à l'association de ne pas avoir modifié ses statuts. Ceux-ci lui permettraient, selon l'arrêté, de faire avancer des personnes en grade universitaire et de les inscrire sur la liste des enseignants-chercheurs. Or au Tchad, ce pouvoir appartient seulement au Conseil africain et malgache pour l'enseignement supérieur (CAMES) et au Conseil supérieur des universités égyptiennes (CSUE).
Le texte va plus loin. Il évoque une « obstination » des responsables locaux de l'association, qui auraient invoqué une antenne créée par une académie de Bamako, au Mali. Il rappelle aussi que le Tchad n'a pas adhéré à cette institution en tant qu'État et que des adhésions individuelles ne l'engagent pas. Plusieurs démarches du ministère auprès des responsables seraient restées sans résultat.
La rédaction

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